Elenor Kopka, nuances de noirs et de blancs

Pictoplasma, le seul et unique festival dédié à la création de personnages célébrait cette année sa 15ème édition. Chaque printemps, des centaines de créatifs se rendent à Berlin qui pendant 4 jours, devient l’épicentre de l’animation, du jeu vidéo et de l’illustration . étapes: s’est rendu a Pictoplasma afin de rencontrer ceux qui ont fait de la création de personnage leur obsession.

ELENOR KOPKA

Nous avons retrouvé Elenor Kopka à la sortie de son talk de l’après-midi où elle présentait pour la première fois son travail à une assemblée. L’illustratrice allemande dont les créations oscillent entre animation, illustration et jeu vidéo, travaille aussi bien pour des travaux de commande que des oeuvres plus personnelles. Son univers se caractérise par un grain noir et blanc particulier et un fort penchant pour les fantômes et autres monstres étranges. Celui-ci l’a conduit à créer des courts métrages et des clips vidéos pour des clients allant de MTV à Timber Timbre et récemment, à developper son propre studio de jeu vidéo, Ghostbutter.

Retrouvez le travail d’Elenor Kopka sur son site web : http://elenorkopka.de/
et son compte instagram : @elenorkopka

Comment vous sentez vous après votre talk de cet
après-midi ?

Soulagée ! Parler devant autant de gens est un honneur pour moi et être invitée ici constitue un gros enjeu également, je ne voulais donc absolument pas dire de choses stupides et je pense que ça s’est bien passé. J’ai eu de la chance de pouvoir montrer beaucoup de chose, ce qui est pratique si l’on ne veut pas trop parler !

Parfait ! Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Elenor Kopka, je suis une illustratrice qui
fait aussi de l’animation. J’ai fait mes études à Leipzig à l’académie des arts
visuels ou j’ai étudié l’illustration et le design graphique, puis à Strasbourg
pour me perfectionner dans l’illustration et je suis revenue à Leipzig pour
passer mon diplôme.

Qu’est-ce qui vous a conduit du design graphique à l’illustration, puis à l’animation ?

Tout d’abord, je voulais absolument faire de l’illustration. A Leipzig, vous ne pouvez pas étudier l’illustration sans étudier le design graphique. Mais le design graphique n’était pas vraiment mon truc. Aussi loin dont je puisse me souvenir, j’ai toujours passé mon temps à beaucoup dessiner. Je voulais donc d’abord faire ça. Pendant mes études, j’ai réalisé que je voulais m’insérer dans quelque chose qui ai un rapport à la musique et au son, ce qui m’a naturellement guidé vers l’animation.

Elenor Kopka Pictoplasma

En quoi la musique vous parait-elle être le bon medium pour passer du dessin à l’animation ?

Pour moi la musique a constitué le passage vers l’animation car j’aime la façon dont plusieurs éléments s’assemblent pour créer une œuvre. J’aime quand il ne s’agit pas simplement d’images mais aussi de musique et de sons. Par la suite j’ai commencé à y insérer un peu plus de narration. Mais c’est quelque chose que je suis toujours en train d’expérimenter. Les vidéos clips de musique permettent de créer des univers plus abstraits, plus narrativement abstrait peut-être ? Je travaille actuellement sur un film et la narration y a naturellement une place plus importante, mais cela prend beaucoup de temps.

Quand savez-vous que vous avez le bon personnage pour vos créations ?

C’est difficile à dire mais je pense que c’est quand vous avez le sentiment qu’il appartient à un endroit particulier, qu’il provient d’un univers auquel tous mes autres personnages appartiennent aussi, qu’ils paraissent tous moins artificiels, qu’ils sont tous reliés à un monde. J’ai le sentiment que c’est quelque chose qui me guide en permanence et qui fait que je sens quand le personnage est prêt. En général c’est vraiment très intuitif, j’essaye différents visages, différentes expressions jusqu’à ce qu’elles me parlent.

Vous avez beaucoup parlé du fait de laisser de la place à l’imagination des spectateurs dans vos films, c’est pourquoi vous les imprégnez de beaucoup de mystères. Est-ce que l’utilisation du noir et blanc est pour vous une façon de réaliser cela ?

Certainement oui. Le noir et blanc rend directement tout moins réaliste. Il rend les formes plus abstraites et mystérieuses. Sont-elles des formes plutôt organiques ou plutôt froides ? Il y a intrinsèquement une ambiguïté qui se dégage du noir et blanc qui me plait. Et puis les sujets des fantômes et du mystère l’appellent de façon évidente. Ils appartiennent à un univers similaire pour moi. Les textures sont aussi très importantes pour créer cela, dans le sens où elles créent des atmosphères plus denses, comme si tout pulsait, bougeait, flottait tout autour. Le grain aussi est très important dans mon travail. Le fait qu’il soit en noir et blanc crée ce bourdonnement particulier, un mouvement constant.

Retrouvez le travail d’Elenor Kopka sur son site web : http://elenorkopka.de/
et son compte instagram : @elenorkopka

Elenor Kopka Pictoplasma

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