Les illustrations de Nick Liefhebber, à la lisière du psychédélisme

Une chose est sûre, la production du hollandais Nick Liefhebber est prolifique. Pourtant, l’ancien étudiant en design graphique à l’Université des Arts d’Utrecht confie à étapes: avoir souvent pensé que son travail était du « déjà fait » et qu’il « ne marcherait jamais ». Face à la page blanche, il a trouvé sa solution : « produire des choses, juste créer ».

Pour ses designs et ses illustrations, tout commence avec des boites à formes

Nick Liefhebber

L’illustrateur et designer graphique a une constante dans tous les domaines de son travail : le découpage de papier. Il construit autant de formes en papier qu’il a de clients et de projets. « J’aime créer des angles vifs et des bords rugueux. J’aime ces esthétiques et travailler avec mes mains. » Il les accumule, les numérise et les collectionne. À la manière d’un collage entre travail manuel et digital, il utilise Photoshop ou Illustrator pour créer son unité visuelle. Il change leurs couleurs, bouleverse leurs structures.

Nick Liefhebber pense les boites à formes lorsqu’il découvre la sérigraphie et l’impression riso. Ces techniques le stimulent. Une couleur est imprimée à la fois, les couches se succèdent et s’assemblent. Comme ses formes découpées, elles créent des collages toujours différents. L’illustrateur aime la liberté permise par la découpe, et paradoxalement, aime se sentir limiter par ses formes elles-mêmes. A travers leurs assemblages, il raconte des histoires multicolores, souvent abstraites, qui n’ont pas besoin d’être entièrement comprises, mais ressenties.

Nick Liefhebber

Illustrateur, designer ou typographe ?

Le travail de Nick Liefhebber se résume à 40% de design et 60% d’illustration.

Ses conceptions graphiques, il les élabore selon des règles et des formes qu’il a attribué à chacun de ses clients. « Je fais la plupart de mes typographies. J’aime créer des polices de caractère pour chacun de mes projets. C’est une étape tellement importante de l’identité visuelle ! »

Quant à ses illustrations, il les décrit comme « des collages multicolores, légèrement psychédéliques ».

S’il a une préférence pour ses projets personnels qui l’amènent toujours à expérimenter de nouvelles techniques, il insiste sur son l’intérêt pour les commandes et sur ce qu’elles lui apportent : « elles m’aident à étudier de nouveaux thèmes et à créer des œuvres sur des sujets auxquels je n’aurais jamais pensé. »

Pour Nick Liefhebber, cet ancien étudiant en design graphique si critique envers lui-même, différencier le processus de réflexion du processus de création l’a sorti de l’impasse créative. Si les deux processus sont inséparables, il explique que, pour lui, « créer est quelque chose de beaucoup plus subconscient » et cela se ressent dans son travail entre rêves et hallucinations.

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Source: etapes

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